"Young
Americans". Bowie est imprésionné par
Vandross si bien que ce dernier apparaîtra pas mal
sur les choeurs de l'album. A
la fin de la tournée de Bowie, Vandross doit capitaliser
sur ce succès pour se faire connaître. C'est
chose assez facile vu qu'on fait rapidement appel à
lui pour épauler des artistes comme haka Khan, Ringo
Starr, Barbra Streisand et Donna Summer. Sa réputation
faite et son talent n'étant plus à prouver,
Luther se voit enfin proposer un contrat chez le label "Cotillon"
(si,si!)....mais pas seul ! En fait l'idée est de
l'entourer d'un groupe. Dès 1976, Les albums "Luther"
et "This Close to You" permettent au chanteur
de s'exprimer enfin dans un style plus soul et romantique
-qui est finalement le sien.
Le
chanteur reviens un temps à ses débuts en
se faisant choeur de références telles que
Quincy Jones, Patti Austin, Gwen Guthrie, Chic et Sister
Sledge. Il s'essaye également un temps aux jinggles
de pub pendant cette période de vaches maigres. Mais
son 1er vrai succès arrive avec sa collaboration
au groupe "Change" dans les années 80.
C'est avec des succès comme "Glow of Love"
(dans le top 20 aux Royaume Uni) et "Searching".
Ces succès redonne un second souffle a la carrière
de Luther qui finit par signer chez Epic/CBS Records. "Never
too Much" en se placant dans le top 20 singles lui
offre le succès RnB qui lui manquait. D'autres succès
comme "If This World Were Mine" (ft. Cheryl Lynn)
et "How Many Times Can We Say Goodbye" (ft. Dione
Warwick) lui offrent finalement la reconnaissance qu'il
mérite. Il obtient également deux titres n°1
au classement des singles RnB ("Stop To Love"
(1986) , "There's Nothing Better Than Love" (1987)).
S'enchainent
alors plusieurs succès . "Here And Now"
(n°6 aux US en decembre 1989) ;"Power Of Love/Love
Power" (n°4 aux US en avril 91), qui finissent
d'installer Luther Vandross dans le pantheon des chanteurs
Soul des années 80/90. En 1992, Vandross collabore
avec JaneJackson, Bel Biv Devoe et Ralph Tresvant sur "The
Best Things In Life Are Free" un hit aux Etats Unis
(n°10) et en Grande Bretagne(n°10°) tiré
de la B.O. de "Mo' Money". Il enchaîne en
1994 une autre collaboration fructueuse, avec Mariah Carey
cette fois sur une reprise du "Endless Love" de
Lionel Richie et Diana Ross. La chanson se classe n°3
en Grande Bretagne (septembre 1994). Luther
a récolté de nombreux prix et a fait se preuves
en tant que producteur en travaillant notamment pour des
artistes comme Dionne Warwick, Diana Ross et Whitney Houston.
La seconde moitié des années 90 marque une
nouvelle chute des ventes qui mettra fin à son contrat
chez Sony. Après un court passage chez EMI, Luther
Vandross s'installe finalement chez J. Records où
il signe l'album eponyme 'Vandross".
Le
16 avril 2003, après de nombreux problèmes
de santé, Luther Vandross fait une crise cardiaque
à l'issue incertaine. Heureusement il s'en remmetra
pour offrir au public l'album "Dance with my father"
(2003). Il
avait notamment remporté le Grammy de la meilleure
chanson pour "Dancing with my father" en 2004,
et huit de ces récompenses musicales américaines
au total lors de sa carrière. Le new-yorkais avait
autofinancé son premier album en 1981, "Never
too much" après s'être vu claquer la porte
au nez par les maisons de disques. L'enregistrement avait
atteint la première place des classements de ventes
d'albums Rhythm and Blues, se vendant à plus de 2
millions d'exemplaires. Le
chanteur est mort vendredi 1 juillet 2005 à l'âge
de 54 ans dans un hôpital du New Jersey, deux ans
après avoir été victime d'une attaque
cérébrale.