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Intro
: A l'instar d'autres souffleurs américains
tels Gerry Mulligan ou Lee Konitz, c'est à
Paris en 1955 que Chet Baker décide de venir
s'exprimer. Il n'est alors qu'un inconnu de 26 ans
mais a déjà côtoyé, entre
autres, Charlie Parker et Stan Getz. C'est donc tout
naturellement, en cette période de jazzy boom
d'après-guerre au public connaisseur, que Chet,
avec une maturité musicale riche en harmonies
et en simplicité, saura séduire. Pas
difficile : cette façon à lui de faire
chanter les mélodies de sa trompette, sans
démonstration ni frime, est un délice
musical, une douceur subtile, un régal piquant.
Conclusion
: Le tout forme un vrai déclencheur de bonheur,
des thèmes écrits pour Chet ("Chet",
"Not too slow") aux grands standards ("Summertime",
"I'll remember april", "These foolish
things", Alone together"). Le son de l'enregistrement
live est bien palpable, avec de l'espace et de la
résonance. A noter, le bijou "Everything
happens to me", fragilement mais si délicatement
chanté.
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